Tuesday, April 29, 2014

Octane Fitness, LLC v. ICON Health & Fitness, Inc.



Fee-shifting provision in a statute:  the Patent Act’s fee-shifting provision authorizes district courts to award attorney’s fees to prevailing parties in “exceptional cases.” 35 U. S. C. §285;  Section 285 imposes one and only one constraint on district courts’ discretion to award attorney’s fees: the power is reserved for “exceptional” cases. Because the Patent Act does not define “excep­tional,” the term is construed “in accordance with its ordinary meaning.” Sebelius v. Cloer, 569 U. S. ___, ___;  in 1952, when Con­gress used the word in §285 (and today, for that matter),“exceptional” meant “uncommon,” “rare,” or “not ordinary.” Web­ster’s New International Dictionary 889 (2d ed. 1934). An “excep­tional” case, then, is simply one that stands out from others with re­spect to the substantive strength of a party’s litigating position (con­sidering both the governing law and the facts of the case) or the un­reasonable manner in which the case was litigated. District courts may determine whether a case is “exceptional” in the case-by-case exercise of their discretion, considering the totality of the circum­stances. Cf. Fogerty v. Fantasy, Inc., 510 U. S. 517.
Courts already possess the inherent power to award fees in cases involving misconduct or bad faith, see Alyeska Pipeline Service Co. v. Wilderness Society, 421 U. S. 240, 258–259 (…) this Court has declined to construe fee-shifting provi­sions narrowly so as to avoid rendering them superfluous. See, e.g., Christiansburg Garment Co. v. EEOC, 434 U. S. 412, 419; (…)
proof of entitlement to fees be made by clear and convincing evidence is not justified by §285, which imposes no specific evidentiary burden. Nor has this Court interpreted comparable fee-shifting statutes to require such a burden of proof. See, e.g., Fogerty, 510 U. S, at 519 (U.S.S.Ct., 29.04.2014, Octane Fitness, LLC v. ICON Health & Fitness, Inc., Docket  12-1184, J. Sotomayor).




Dépens : usuellement chaque partie conserve ses frais d’avocat. Certaines lois prévoient, comme ici en droit des brevets, que le Tribunal peut attribuer des dépens à la partie qui l’emporte, mais seulement dans des circonstances exceptionnelles. La loi fédérale sur les brevets d’invention ne définit pas le terme « exceptionnel ». Dès lors, le sens de ce terme correspond à son sens ordinaire. Selon le dictionnaire, « exceptionnel » signifie non commun, rare, non ordinaire. Une affaire exceptionnelle est donc une affaire qui se distingue, qui peut se placer à l’écart, des autres affaires à l’aune des chances de succès (déterminées aussi bien sur la base de l’état de fait que de droit). Une affaire exceptionnelle est aussi celle qui est traitée déraisonnablement au niveau procédural. Les cours de districts fédérales peuvent déterminer au cas par cas, selon leur pouvoir discrétionnaire, si une affaire est exceptionnelle, en considérant la totalité des circonstances.
Il est rappelé que les Tribunaux détiennent déjà la compétence implicite d’allouer des dépens en cas de mauvaise conduite ou en cas de mauvaise foi.
Dans la présente affaire qui applique le droit fédéral des brevets d’invention, la partie qui entend prouver que son adversaire doit être condamné à des dépens ne doit pas satisfaire au standard de la « preuve claire et convaincante » comme certains Tribunaux l’avait prétendu à tort. Le droit fédéral est muet s’agissant du standard de la preuve. Par ailleurs, la jurisprudence de la Cour n’a jamais interprété des lois comparables comme imposant un tel fardeau de la preuve.

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