Monday, June 8, 2009

Caperton v. A.T. Massey Coal Co.



Recusal : of a judge : The Due Process Clause incorporated the common-law rule requiring recusal when a judge has “a direct, personal, substantial, pecuniary interest” in a case, Tumey v. Ohio, 273 U. S. 510, 523, but this Court has also identified additional instances which, as an objective matter, require recusal where “the probability of actual bias on the part of the judge or decisionmaker is too high to be constitutionally tolerable,”(…) that “every procedure which would offer a possible temptation to the average man as a judge to forget the burden of proof required to convict the defendant, or which might lead him not to hold the balance nice, clear and true between the State and the accused, denies the latter due process of law.”(…) The proper constitutional inquiry was not “whether in fact the justice was influenced,” id., at 825, but “whether sitting on that case . . . ‘ “would offer a possible temptation to the average . . . judge to . . . lead him not to hold the balance nice, clear and true,” ’ ” ibid. While the “degree or kind of interest . . . sufficient to disqualify a judge . . . ‘could not be defined with precision, ’ ” id., at 822, the test did have an objective component (…) the Court noted that the objective inquiry is not whether the judge is actually biased, but whether the average judge in his position is likely to be neutral or there is an unconstitutional “ ‘potential for bias (…) The proper inquiry centers on the contribution’s relative size in comparison to the total amount contributed to the campaign, the total amount spent in the election, and the apparent effect of the contribution on the outcome (…) And because the States may have codes of conduct with more rigorous recusal standards than due process requires, most recusal disputes will be resolved without resort to the Constitution, making the constitutional standard’s application rare (U.S.S.Ct., 08.06.09, Caperton v. A.T. Massey Coal Co., J. Kennedy).

Récusation d’un Juge : la Clause du droit à un procès équitable incorpore la règle de la Common law qui requiert récusation du Juge lorsque celui-ci a un intérêt pécuniaire direct, personnel, substantiel dans une affaire. Mais la Cour Suprême fédérale a également identifié d’autres situations qui, considérées objectivement, imposent récusation lorsque la probabilité d’une partialité effective de la part du Juge ou de l’autorité de décision est trop élevée pour être constitutionnellement tolérable. La récusation s’impose dans les procédures qui offrent à l’homme ordinaire fonctionnant comme Juge une tentation possible d’oublier les règles sur le fardeau de la preuve requises pour condamner un prévenu, ou dans les procédures susceptibles de conduire le Juge ou l’autorité de décision à agir inéquitablement, rompant l’équilibre des plateaux de la balance de la Justice, et portant ainsi, dans les situations précitées, atteinte au droit du prévenu à un procès équitable. Le critère constitutionnellement décisif n’est pas de savoir si dans les faits un Juge a fonctionné sous influence, mais si, dans un cas particulier, la situation offre une tentation possible à un Juge ordinaire susceptible de le conduire à agir de manière contraire à l’équité. Certes, le degré ou le type d’intérêt suffisant à disqualifier un Juge ne peut pas être défini avec précision. Nonobstant, le terme comporte un élément objectif. La Cour relève que cet élément objectif ne consiste pas à déterminer si le Juge est partial dans une affaire donnée, mais si un Juge moyen dans dite affaire donnée restera vraisemblablement neutre, ou si au contraire il existe un potentiel d’impartialité contraire à la Constitution. (…) Du fait que les états peuvent disposer de codes de conduite prévoyant des standards de récusation plus rigoureux que ceux requis par la Clause du droit à un procès équitable prévu par la Constitution fédérale, la plupart des litiges portant sur des questions de récusation seront décidés sans faire appel à la Constitution fédérale. De la sorte, rares seront les cas d’application des standards constitutionnels.

U.S. v. Denedo



Writ: a petition for a writ of coram nobis under the authority of the All Writs Act, asking the NMCCA to vacate the conviction it had earlier affirmed on the ground that his guilty plea resulted from ineffective assistance of counsel, who had assured him his plea bargain carried no risk of deportation; as recognized by the All Writs Act—which permits “courts established by Act of Congress” to issue “all writs necessary or appropriate in aid of their respective jurisdictions,” 28 U. S. C. §1651(a)—a court’s power to issue any form of relief, extraordinary or otherwise, is contingent on its subject-matter jurisdiction over the case or controversy. Such jurisdiction is determined by Congress (U.S.S.Ct., 08.06.09, U.S. v. Denedo, J. Kennedy).

Notion de “writ”, compris comme ordre de la cour aux fins d’assurer l’effectivité d’une décision qui ressort de sa compétence. La cour peut ainsi rendre les ordonnances qu’elle estime nécessaires à la bonne administration de sa justice, mais uniquement dans le cadre des compétences quant au fond que le Congrès lui a attribuées (28 U.S.C. §1651(a)).

U.S. ex rel. Eisenstein v. City of New York



False Claims Act (FCA): petitioner filed this qui tam action in the name of the United States against respondent city and several of its officials under the False Claims Act (FCA), 31 U. S. C. §3729. The Government declined to exercise its statutory right to intervene; when the United States has declined to intervene in a privately initiated FCA action, it is not a “party” to the litigation for purposes of either §2107 or Rule 4; indeed, intervention is the requisite method for a nonparty to become a party (U.S.S.Ct., 08.06.09, U.S. ex rel. Eisenstein v. City of New York, J. Thomas, unanimous).

Le requérant actionne, au nom des Etats-Unis, la ville X. et certains de ses employés. Puis le Gouvernement fédéral fait savoir qu’il n’exercera pas son droit d’intervention au procès. De la sorte, lorsque le Gouvernement fédéral a renoncé à son droit d’intervention dans un procès FCA initié par une partie privée, le Gouvernement ne peut pas être considéré comme une partie au procès. S’applique le principe général selon lequel l’intervention au sens du droit de procédure est la méthode requise permettant d’acquérir la qualité de partie au procès.  

Monday, June 1, 2009

Bobby v. Bies



Issue preclusion: the doctrine bars relitigation of issues actually determined and necessary to the ultimate outcome of a prior proceeding (U.S.S.Ct., 01.06.09, Bobby v. Bies, J. Ginsburg, unanimous).

La notion d’”issue preclusion” empêche de porter à nouveau en justice des questions déterminées  dont la solution était nécessaire au jugement final d’une précédente procédure.

CSX Transp., Inc. v. Hensley



Asbestos : cf. Federal Employers’ Liability Act (FELA) (U.S.S.Ct., 01.06.09, CSX Transp., Inc. v. Hensley, Per Curiam).

Amiante.

CSX v. Hensley



Federal Employers’ Liability Act (FELA): Norfolk presented the question whether a plaintiff who has asbestosis but not cancer can recover damages for fear of cancer under the FELA without proof of physical manifestations of the claimed emotional distress. Our answer is yes, with an important reservation. We affirm only the qualification of an asbestosis sufferer to seek compensation for fear of cancer as an element of his asbestosis-related pain and suffering damages. It is incumbent upon such a complainant, however, to prove that his alleged fear is genuine and serious; when this Court in Ayers held that certain FELA plaintiffs can recover based on their fear of developing cancer, it struck a delicate balance between plaintiffs and defendants—and it did so against the backdrop of systemic difficulties posed by the “elephantine mass of asbestos cases.” Id., at 166 (internal quotation marks omitted). Jury instructions stating the proper standard for fear-of cancer damages were part of that balance, id., at 159, n. 19, and courts must give such instructions upon a defendant’s request (U.S.S.Ct., 01.06.09, CSX v. Hensley, Per Curiam).

Loi sur la responsabilité des employeurs fédéraux : un demandeur qui souffre de la maladie asbestosis mais non pas de cancer peut-il prétendre à des dommages-intérêts fondés sur la crainte de développer un cancer, cela en l’absence de preuve de manifestations physiques de sa détresse émotionnelle ? La réponse est affirmative, mais assortie d’une importante réserve. Il incombe au demandeur de prouver que sa crainte alléguée est authentique et sérieuse. Les conditions – favorables au demandeur – permettant d’obtenir des dommages-intérêts doivent être communiquées au jury dans le cadre des instructions qui lui sont données, mais cette communication n’est à faire que si le demandeur la sollicite.