Thursday, June 25, 2009

Atlantic v. Townsend



Common law: relations between common law and statutes: under these settled legal principles, respondent is entitled to pursue punitive damages unless Congress has enacted legislation that departs from the common-law understanding; the plain language of the Jones Act does not provide a basis for overturning the common-law rule; this Court has consistently observed that the Jones Act preserves common-law causes of action such as maintenance and cure, see. e.g., The Arizona v. Anelich, 298 U. S. 110, and its case law supports the view that punitive damages awards, in particular, continue to remain available in maintenance and cure actions, see Vaughan v. Atkinson, 369 U. S. 527 (U.S.S.Ct., 25.06.09, Atlantic v. Townsend, J. Thomas).

Common law : relations entre la Common law et la loi au sens formel : selon des principes juridiques bien établis, une partie est fondée à réclamer des dommages punitifs à moins que le Congrès ait légiféré d’une manière qui diverge des notions de la Common law. La lecture littérale du Jones Act ne procure pas de base permettant de révoquer la règle découlant de la Common law. La Cour a observé avec consistance que le Jones Act préserve les actions déduites de la Common law, telles que les action en entretien ou en remise en état, et la jurisprudence de la Cour confirme le point de vue selon lequel les dommages punitifs, en particulier, continuent de rester disponibles dans le cadre des actions en maintenance et en remise en état.

Atlantic v. Townsend



Maritime law and punitive damages: because punitive damages have long been an accepted remedy under general maritime law, and because neither Miles v. Apex Marine Corp., 498 U. S. 19, nor the Jones Act altered this understanding, punitive damages for the willful and wanton disregard of the maintenance and cure obligation remain available as a matter of general maritime law; in addition to wages, “maintenance” includes food and lodging at the ship’s expense, and “cure” refers to medical treatment, Lewis v. Lewis & Clark Marine, Inc., 531 U. S. 438, 441. Moreover, an owner’s failure to provide proper medical care for seamen has provided lower courts the impetus to award damages that appear to contain at least some punitive element; the plain language of the Jones Act does not provide a basis for overturning the common-law rule; this Court has consistently observed that the Jones Act preserves common-law causes of action such as maintenance and cure, see. e.g., The Arizona v. Anelich, 298 U. S. 110, and its case law supports the view that punitive damages awards, in particular, continue to remain available in maintenance and cure actions, see Vaughan v. Atkinson, 369 U. S. 527 (U.S.S.Ct., 25.06.09, Atlantic v. Townsend, J. Thomas).

Droit maritime et dommages-intérêts punitifs : les dommages-intérêts punitifs ont de longue date été acceptés comme remède en droit maritime général. Ni la jurisprudence de la Cour ni le Jones Act n’ont modifié cette situation. Par conséquent, les dommages-intérêts punitifs continuent à pouvoir être prononcés contre le propriétaire d’un navire qui manque intentionnellement à ses obligations de prendre soin de son équipage, en défaillant sur les questions de paiement de la rémunération, de subsistance, de logement et de soins médicaux. Le Jones Act est une loi fédérale dont le sens est clair et qui ne saurait servir de base pour abroger la possibilité d’octroyer des dommages punitifs, possibilité fondée sur la Common law.

Safford v. Redding



Fourth Am.: school searches: the search of Savana’s underwear violated the Fourth Amendment;  for school searches, “the public interest is best served by a Fourth Amendment standard of reasonableness that stops short of probable cause.” T. L. O., 469 U. S., at 341. Under the resulting reasonable suspicion standard, a school search “will be permissible . . . when the measures adopted are reasonably related to the objectives of the search and not excessively intrusive in light of the age and sex of the student and the nature of the infraction.” Id., at 342. The required knowledge component of reasonable suspicion for a school administrator’s evidence search is that it raise a moderate chance of finding evidence of wrongdoing; a student who is reasonably suspected of giving out contraband pills is reasonably suspected of carrying them on her person and in her backpack. Looking into Savana’s bag, in her presence and in the relative privacy of Wilson’s office, was not excessively intrusive, any more than Romero’s subsequent search of her outer clothing..
(c) Because the suspected facts pointing to Savana did not indicate that the drugs presented a danger to students or were concealed in her underwear, Wilson did not have sufficient suspicion to warrant extending the search to the point of making Savana pull out her underwear; here, the content of the suspicion failed to match the degree of intrusion (U.S.S.Ct., 25.06.09, Safford v. Redding, J. Souter).

Quatrième Amendement : fouilles corporelles à l’école : la fouille des sous-vêtements de S. porte atteinte au 4è Amendement. Un standard de suspicion raisonnable doit être employé. Une telle fouille à l’école sera admise si elle satisfait aux exigences de ce standard. De manière générale, les mesures adoptées doivent être raisonnablement reliées aux objectifs de la fouille et ne doivent pas être excessivement intrusives à la lumière de l’âge et du sexe de l’étudiant, ainsi qu’à la lumière de la nature de l’infraction. Au sujet de la condition de suspicion raisonnable, il sied de relever ce qui suit : cette condition est satisfaite lorsque la recherche de preuve par l’administrateur de l’école selon la méthode envisagée permet de penser qu’il existe une chance modérée de retrouver dite preuve de l’ »infraction » en cause. Un étudiant qui est raisonnablement suspecté de distribuer des médicaments en contrebande est raisonnablement suspecté de les transporter sur sa personne ou dans son sac à dos. C’est les cas en l’espèce. Par conséquent, le fait de regarder dans son sac, en sa présence et en un lieu relativement privé comme le bureau de l’administrateur, n’est pas excessivement intrusif. N’est pas non plus excessivement intrusif une recherche subséquente dans les vêtements extérieurs. En l’espèce, les faits suspectés à l’encontre de S. n’indiquaient pas que les médicaments présentaient un danger pour les étudiants. Ils n’indiquaient pas non plus qu’ils étaient dissimulés dans ses sous-vêtements. Il n’existait par conséquent pas de suspicion raisonnable qui justifiait d’étendre les recherches dans les sous-vêtements. En l’espèce, le contenu de la suspicion n’est pas en rapport avec le degré d’intrusion.

Melendez v. Massachusetts



Sixth Amendment right to confront the witnesses against him: certificates of state laboratory analysts stating that material seized by police and connected to petitioner was cocaine of a certain quantity. As required by Massachusetts law, the certificates were sworn to before a notary public; under Crawford, a witness’s testimony against a defendant is inadmissible unless the witness appears at trial or, if the witness is unavailable, the defendant had a prior opportunity for cross examination. 541 U. S., at 54. The certificates here are affidavits, which fall within the “core class of testimonial statements” covered by the Confrontation Clause, id., at 51; “under circumstances which would lead an objective witness reasonably to believe that the statement would be available for use at a later trial” (U.S.S.Ct., 25.06.09, Melendez v. Massachusetts, J. Scalia).

Droit déduit du Sixième Amendement de la Constitution fédérale d’être confronté aux témoins de l’accusation dans le procès pénal : en l’espèce est en jeu la nature juridique de certificats émis par des analystes de laboratoires de l’état certifiant que le matériel saisi par la police et relié au prévenu se trouve être une certaine quantité de cocaïne. Comme requis par la loi de l’état du Massachusetts, le contenu des certificats a été attesté devant un notaire public. Ils acquièrent ainsi la nature d’affidavits. Selon la jurisprudence Crawford, un témoignage contre le prévenu n’est pas admissible dans la procédure à moins que le témoin ne comparaisse en audience  ou, si le prévenu n’est pas disponible, à moins que le prévenu n’ait eu une opportunité antérieure de le questionner (cross-examination). Les certificats de la présente espèce, en tant qu’affidavits, tombent dans la classe fondamentale des dépositions de nature testimoniale, lesquelles sont couvertes par la Clause de Confrontation. Nous sommes ainsi dans cette affaire en présence de circonstances conduisant un témoin objectif à croire raisonnablement que ses déclarations pourront ultérieurement être utilisées dans une procédure pénale.

Monday, June 22, 2009

P. v. Medina



Substantial evidence is evidence which is reasonable in nature, credible, and of solid value (p. 6) (Cal. S. Ct., 22.06.09, P. v. Medina).

En droit californien, un moyen de preuves peut être qualifié de “substantial evidence » s’il est de nature raisonnable, crédible, et s’il est de solide valeur.