Wednesday, January 11, 2012

Perry v. New Hampshire



Penal procedure: eyewitness identification: the Due Process Clause does not require a preliminary judicial inquiry into the reliability of an eyewitness identification when the identification was not procured under unnecessarily suggestive circumstances arranged by law enforcement; the Constitution protects a defendant against a conviction based on evidence of questionable reliability, not by prohibiting introduction of the evidence, but by affording the defendant means to persuade the jury that the evidence should be discounted as unworthy of credit. Only when evidence “is so extremely unfair that its admission violates fundamental conceptions of justice,” Dowling v. United States, 493 U. S. 342, 352, does the Due Process Clause preclude its admission; due process requires courts to assess, on a case-by-case basis, whether improper police conduct created a “substantial likelihood of misidentification.”; the due process check for reliability, Brathwaite made plain, comes into play only after the defendant establishes improper police conduct; the fallibility of eyewitness evidence does not, without the taint of improper state conduct, warrant a due process rule requiring a trial court to screen the evidence for reliability before allowing the jury to assess its creditworthiness (U.S.S.Ct., 11.01.12, Perry v. New Hampshire, J. Ginsburg).

Procédure pénale : identification par un témoin oculaire : la Clause du droit à un procès équitable n’implique pas d’investigation judiciaire préliminaire portant sur la fiabilité de l’identification par un témoin oculaire lorsque dite identification ne résulte pas de circonstances de nature suggestive, sans nécessité, circonstances mises en place par les forces de l’ordre. La Constitution fédérale protège un prévenu contre une condamnation basée sur des preuves d’une fiabilité douteuse, non pas en interdisant la production de preuves, mais en accordant au prévenu des moyens de persuader le jury qu’une preuve doit être écartée pour défaut de crédibilité. La Clause du procès équitable n’interdit l’introduction d’un moyen de preuve que lorsqu’il est à ce point inéquitable que son admission porterait atteinte aux conceptions fondamentales de justice. Le principe du droit à un procès équitable impose aux Tribunaux de déterminer, au cas par cas, si les forces de l’ordre se sont conduites de manière à susciter une probabilité substantielle d’identification erronée. La vérification de la crédibilité d’un moyen de preuve, fondée sur la Clause du droit à un procès équitable, n’entre en jeu qu’après établissement par le prévenu d’une conduite policière inappropriée. La fiabilité d’un moyen de preuve consistant en une constatation visuelle, ne mérite pas, en l’absence d’une apparence d’une conduite inadéquate des organes de l’état, l’établissement d’une règle déduite du droit à un procès équitable imposant à une cour pénale de première instance de scruter la fiabilité d’un moyen de preuve avant de permettre au jury de se déterminer sur la crédibilité de la preuve offerte à son attention.

Hosanna-Tabor Evangelical Lutheran Church and School v. EEOC



First Amendment: religion Clauses: employment discrimination: the Establishment and Free Exercise Clauses of the First Amendment bar suits brought on behalf of ministers against their churches, claiming termination in violation of employment discrimi­nation laws; the First Amendment provides, in part, that “Congress shall make no law respecting an establishment of religion, or prohibiting the free exercise thereof.” Familiar with life under the established Church of England, the founding generation sought to foreclose the possibility of a national church. By forbidding the “establishment of religion” and guaranteeing the “free exercise thereof,” the Religion Clauses ensured that the new Federal Government—unlike the Eng­lish Crown—would have no role in filling ecclesiastical offices; this Court first considered the issue of government interfer­ence with a church’s ability to select its own ministers in the context of disputes over church property. This Court’s decisions in that area confirm that it is impermissible for the government to contradict a church’s determination of who can act as its ministers. See Watson v. Jones, 13 Wall. 679; Kedroff v. Saint Nicholas Cathedral of Russian Orthodox Church in North America, 344 U. S. 94; Serbian Eastern Orthodox Diocese for United States and Canada v. Milivojevich, 426 U. S. 696; since the passage of Title VII of the Civil Rights Act of 1964 and other employment discrimination laws, the Courts of Appeals have uniformly recognized the existence of a “ministerial exception,” grounded in the First Amendment, that precludes application of such legislation to claims concerning the employment relationship be­tween a religious institution and its ministers. The Court agrees that there is such a ministerial exception. Requiring a church to accept or retain an unwanted minister, or punishing a church for failing to do so, intrudes upon more than a mere employment decision. Such ac­tion interferes with the internal governance of the church, depriving the church of control over the selection of those who will personify its beliefs. By imposing an unwanted minister, the state infringes the Free Exercise Clause, which protects a religious group’s right to shape its own faith and mission through its appointments. According the state the power to determine which individuals will minister to the faithful also violates the Establishment Clause, which prohibits government involvement in such ecclesiastical decisions; the present case, in contrast, concerns government interference with an internal church decision that affects the faith and mission of the church itself; because Perich was a minister within the meaning of the minis­terial exception, the First Amendment requires dismissal of this em­ployment discrimination suit against her religious employer; because Perich was a minister for purposes of the exception, this suit must be dismissed. An order reinstating Perich as a called teacher would have plainly violated the Church’s freedom under the Religion Clauses to select its own ministers. Though Perich no longer seeks reinstatement, she continues to seek front pay, backpay, com­pensatory and punitive damages, and attorney’s fees. An award of such relief would operate as a penalty on the Church for terminating an unwanted minister, and would be no less prohibited by the First Amendment than an order overturning the termination. Such relief would depend on a determination that Hosanna-Tabor was wrong to have relieved Perich of her position, and it is precisely such a ruling that is barred by the ministerial exception; today the Court holds only that the ministerial exception bars an employment discrimination suit brought on behalf of a minister, challenging her church’s decision to fire her. The Court expresses no view on whether the exception bars other types of suits (U.S.S.Ct., 11.01.12, Hosanna-Tabor Evangelical Lutheran Church and School v. EEOC, C.J. Roberts).

Premier Amendement : Clauses relatives aux questions religieuses : discrimination dans le monde du travail : la Clause d’établissement et la Clause de libre exercice du Premier Amendement ne permettent pas à un ministre du culte d’agir en justice contre son église, alléguant une résiliation en violation des lois contre la discrimination. Selon le Premier Amendement, le Congrès ne peut pas promulguer de loi établissant une religion, et ne peut pas promulguer de loi interdisant le libre exercice d’une religion. Connaissant bien la vie sous l’église officielle d’Angleterre, la génération des Pères fondateurs avait comme but d’éviter la possibilité de l’établissement d’une église nationale. En interdisant l’établissement d’une religion, et en garantissant le libre exercice de la religion, les Clauses constitutionnelles assuraient que le nouveau Gouvernement fédéral, à l’inverse de la Couronne anglaise, ne pourrait jouer aucun rôle dans le choix des personnes appelées à exercer des fonctions ecclésiastiques. Depuis l’entrée en vigueur du Titre VII de la loi fédérale sur les droits civils de 1964, les Tribunaux ont uniformément reconnu l’existence d’une exception applicables au clergé, fondée sur le Premier Amendement, exception qui prohibe la législation sur les droits civils ou sur les pratiques discriminatoires de s’appliquer aux relations de travail entre une institution religieuse et ses ministres. Le but est de ne pas interférer avec la gouvernance interne des églises, évitant ainsi de priver l’église du contrôle sur la sélection de ceux appelés à personnifier ses croyances. En imposant un ministre non souhaité par l’église, l’état porte atteinte au droit de libre exercice, qui protège le droit d’un groupe religieux de structurer sa foi et sa mission à travers les personnes nommées. Accorder à l’état le pouvoir de déterminer quels individus peuvent fonctionner comme ministre porte également atteinte à la Clause d’établissement, qui prohibe l’implication gouvernementale dans de telles décisions ecclésiastiques. En l’espèce, une décision de la Cour de réintégrer le ministre du culte dans ses attributions violerait manifestement la liberté de l’église de choisir ses ministres. Il est vrai qu’en l’espèce, la recourante ne conclut pas à sa réintégrande. Elle ne conclut qu’à l’octroi de ses prétentions salariales, à la condamnation de son employeur à payer des dommages compensatoires et punitifs, ainsi qu’à la prise en charge de ses frais d’avocat par sa partie adverse. Dans un stade ultérieur de la procédure, la recourante avait abandonné sa conclusion en réintégration, mais avait maintenu ses conclusions en paiements de salaires, de dommages-intérêts punitifs, et de ses frais d’avocat. Adjuger ces conclusions reviendrait à prononcer une pénalité à l’église pour avoir mis fin à la relation avec son ministre, relation qu’elle ne souhaitait plus. Une telle pénalité n’est pas conforme au Premier Amendement, pas plus que ne le serait un ordre de réintégration du ministre du culte dans ses fonctions. La Cour tient à préciser que dans cette affaire, elle n’a jugé que la question du sort de l’action en discrimination déposée par un ministre d’une église contre le licenciement par l’église qui l’emploie. La Cour ne se prononce pas sur la question de savoir si le Premier Amendement prohibe d’autres actions dans le cadre ecclésiastique.

Pacific Operators Offshore, LLP v. Valladolid



Oil and offshore industry: offshore drilling platforms: injury onshore: petitioner Pacific Operators Offshore, LLP (Pacific), operates two drill­ing platforms on the Outer Continental Shelf (OCS) off the California coast and an onshore oil and gas processing facility. Employee Juan Valladolid spent 98 percent of his time working on an offshore plat­form, but he was killed in an accident while working at the onshore facility. His widow, a respondent here, sought benefits under the Longshore and Harbor Workers’ Compensation Act (LHWCA), 33 U. S. C. §901 et seq., pursuant to the Outer Continental Shelf Lands Act (OCSLA), which extends LHWCA coverage to injuries “occurring as the result of operations conducted on the OCS” for the purpose of extracting natural resources from the shelf, 43 U. S. C. §1333(b); the OCSLA extends coverage to an employee who can establish a substantial nexus between his injury and his employer’s extractive operations on the OCS; the Ninth Circuit’s “substantial-nexus” test is more faithful to §1333(b)’s text. This Court understands that test to require the in­jured employee to establish a significant causal link between his in­jury and his employer’s on-OCS extractive operations. The test may not be the easiest to administer, but Administrative Law Judges and courts should be able to determine if an injured employee has estab­lished the required significant causal link. Whether an employee in­jured while performing an off-OCS task qualifies will depend on the circumstances of each case. It was thus proper for the Ninth Circuit to remand this case for the Benefits Review Board to apply the “sub­stantial-nexus” test (U.S.S.Ct., 11.01.12, Pacific Operators Offshore, LLP v. Valladolid, J. Thomas).

Industrie pétrolière côtière et offshore, dommage corporel subi par un employé, responsabilité : situation lorsque le dommage corporel se produit lors d’un travail sur la côte alors qu’usuellement l’employé accomplit son travail sur une plateforme offshore : ici l’employeur maintenait des équipements à la fois onshore et offshore en relation avec un site offshore situé au large de la Californie. Un employé, J.V., passait le 98% de son temps de travail sur une plateforme offshore, mais il a été tué lors d’un accident survenu alors qu’il travaillait dans l’entreprise onshore. Sa veuve réclame une indemnisation basée sur la loi fédérale réglant les indemnités dues aux travailleurs à quai (LHWCA), qui s’applique par renvoi de la loi fédérale sur les travaux au niveau des plateaux continentaux externes (OCSLA). Cette première loi étend sa couverture aux dommages corporels qui surviennent comme résultat d’opérations conduites sur le plateau continental dans le but d’extraire des ressources naturelles du plateau. La seconde loi étend ainsi sa protection si l’employé peut établir l’existence d’un lien substantiel entre son dommage corporel et les opérations d’extraction de son employeur sur le plateau continental. Ce test du lien de causalité significatif n’est peut-être pas le plus simple à administrer, mais les Juges administratifs et les Tribunaux devraient être armés pour déterminer si un employé victime d'un dommage corporel est parvenu à établir ce lien de causalité.

Tuesday, January 10, 2012

CompuCredit Corp v. Greenwood



Credit card, arbitration: although respondents’ credit card agreement required their claims to be resolved by binding arbitration, they filed a lawsuit against peti­tioner CompuCredit Corporation and a division of petitioner bank, al­leging, inter alia, violations of the Credit Repair Organizations Act (CROA). The Federal District Court denied the defendants’ motion to compel arbitration, concluding that Congress intended CROA claims to be nonarbitrable. The Ninth Circuit affirmed.
Held: because the CROA is silent on whether claims under the Act can proceed in an arbitrable forum, the Federal Arbitration Act (FAA) re­quires the arbitration agreement to be enforced according to its terms; Section 2 of the FAA establishes “a liberal federal policy favor­ing arbitration.” Moses H. Cone Memorial Hospital v. Mercury Con­str. Corp., 460 U. S. 1, 24. It requires that courts enforce arbitration agreements according to their terms. See Dean Witter Reynolds Inc.v. Byrd, 470 U. S. 213, 221. That is the case even when federal statu­tory claims are at issue, unless the FAA’s mandate has been “over­ridden by a contrary congressional command.” Shearson/American Express Inc. v. McMahon, 482 U. S. 220, 226; the CROA provides no such command. Respondents contend that the CROA’s disclosure provision—which requires credit repair organizations to provide consumers with a statement that includes the sentence “ ‘You have a right to sue a credit repair organization that violates the Act,’ ” 15 U. S. C. §1679c(a)—gives consumers the right to bring an action in a court of law; and that, because the CROA prohibits the waiver of “any right of the consumer under this sub­chapter,” §1679f(a), the arbitration agreement’s waiver of the “right” to bring a court action cannot be enforced. Respondents’ premise is flawed. The disclosure provision creates only a right for consumers to receive a specific statement describing the consumer protections that the law elsewhere provides, one of which is the right to enforce a credit repair organization’s “liability” for “failure to comply with the Act.” §1679g(a). That provision does not override the FAA’s mandate. Its mere contemplation of judicial enforcement does not demonstrate that the Act provides consumers with a “right” to initial judicial enforcement (U.S.S.Ct., 10.01.12, CompuCredit Corp v. Greenwood, J. Scalia).

Cartes de crédit et arbitrage : le contrat de carte de crédit impose la résolution des litiges par voie arbitrale. Nonobstant, un demandeur actionne la banque devant une cour de district fédérale, invoquant la violation d’une loi fédérale. La cour de district fédérale et la cour d’appel ont rejeté la requête de la partie défenderesse, requête qui concluait au renvoi de la cause devant l’arbitre, jugeant que l’intention du Congrès était, s’agissant de cette loi fédérale, d’écarter l’arbitrage. La Cour Suprême renverse ces jugements. La loi fédérale en question ne dit rien sur le fait de savoir si une action fondée sur dite loi peut être arbitrale. Par conséquent, la loi fédérale sur l’arbitrage s’applique, et elle impose que la convention d’arbitrage soit exécutée selon ses termes. La section 2 de la loi fédérale sur l’arbitrage établit une politique fédérale libérale qui favorise l’arbitrage. La loi impose aux Tribunaux d’exécuter les conventions d’arbitrage conformément à leurs termes. Il en est ainsi également si une action est fondée sur une loi fédérale, à moins que la loi fédérale sur l’arbitrage soit écartée par une intention du Congrès. En l’espèce, aucune intention de cette sorte n’est établie. La loi fédérale à la base de l’action en justice prévoit bien un droit d’action en faveur du consommateur, mais ce droit n’implique pas un droit de saisir une cour de justice au lieu du Tribunal arbitral convenu.

Gonzalez v. Thaler



Habeas petitions: federal habeas petitions: 1-year statute of limitations in the Antiterrorism and Effective Death Penalty Act of 1996 (AEDPA). Under 28 U. S. C. §2244(d)(1)(A), state prisoners have one year to file federal habeas petitions running from “the date on which the judgment became final by the conclusion of direct review or the expiration of the time for seeking such review.”; under AEDPA, a habeas petitioner must obtain a certificate of ap­pealability (COA) to appeal a district court’s final order in a habeas proceeding. 28 U. S. C. §2253(c)(1). The COA may issue only if the petitioner has made a “substantial showing of the denial of a consti­tutional right,” §2253(c)(2), and “shall indicate which specific issue ”satisfies that showing, §2253(c)(3). A Fifth Circuit judge granted Gonzalez a COA on the question whether his petition was timely. The issued COA, however, failed to “indicate” a constitutional issue; Section 2253(c)(3) is a mandatory but nonjurisdictional rule. A COA’s failure to “indicate” a constitutional issue does not deprive a Court of Appeals of jurisdiction to adjudicate the appeal; the word “shall” in §2253(c)(3), meanwhile, underscores the rule’s mandatory nature, but not all mandatory rules are jurisdictional. Nor does §2253(c)(3)’s mere proximity to other jurisdictional provisions turn a rule that speaks in nonjurisdictional terms into a jurisdictional hurdle; for a state prisoner who does not seek review in a State’s high­est court, the judgment becomes “final” for purposes of §2244(d)(1)(A) on the date that the time for seeking such review expires; in Clay v. United States, 537 U. S. 522, the Court held that a federal conviction becomes final “when this Court affirms a conviction on the merits on direct review or denies a petition for a writ of certio­rari,” or, if a petitioner does not seek certiorari, “when the time for fil­ing a certiorari petition expires.” Id., at 527; for petitioners pursuing direct review all the way to this Court, the judgment becomes final at the “conclusion of direct re­view,” when this Court affirms a conviction on the merits or denies certiorari. For all other petitioners, the judgment becomes final at the “expiration of the time for seeking such review,” when the time for pursuing direct review in this Court, or in state court, expires. Because Gonzalez did not appeal to the State’s highest court, his judgment became final when his time for seeking review with that court expired (U.S.S.Ct., 10.01.12, Gonzalez v. Thaler, J. Sotomayor).

Habeas, fédéral : s’agissant des prisonniers incarcérés sur la base d’infractions au droit pénal d’un état, le droit fédéral prévoit un délai d’un an pour déposer une requête d’habeas corpus. Ce délai commence à courir dès le jour où le dernier jugement rendu en procédure ordinaire directe devient définitif ou dès le jour d’expiration du délai pour recourir en procédure ordinaire directe. Dans la procédure de l’habeas corpus, le requérant doit obtenir un certificat d’appel pour appeler d’une décision finale rendue par une cour de district. Le certificat d’appel ne peut être délivré que si le requérant démontre de manière substantielle le déni de l’un de ses droits constitutionnels. Sa démonstration doit être spécifique. Le certificat d’appel n’est pas caduc s’il omet d’indiquer quelle est la question constitutionnelle en cause. En effet, le droit fédéral qui régit le certificat prévoit que l’indication de la norme constitutionnelle en cause est obligatoire mais sans avoir nature juridictionnelle. Par conséquent, même sans l’indication précitée, la cour d’appel est compétente pour connaître de la requête d’habeas. Il est rappelé que toutes les règles obligatoires n’ont pas nécessairement nature juridictionnelle.  Pour ce qui est du calcul du délai : si un prisonnier d’état ne recourt pas contre sa condamnation devant la cour suprême de l’état, le jugement devient final à l’expiration du délai de recours. Pour sa part, une condamnation fédérale devient finale lorsque la Cour Suprême fédérale affirme sur le fond la condamnation selon les voies de recours directes ou lorsque dite Cour rejette la requête d’octroi du « writ of certiorari ». Si le recourant ne forme pas de pétition pour l’octroi d’un tel writ, le délai expire le dernier jour pour déposer la pétition.